A LA DOUCE MÉMOIRE DE NOTRE MÈRE BIEN-AIMÉE

Georgine Smith-Raymond
(1917 - 1995)

Photo: Georgine Smith-RaymondNotre mère est décédée subitement le 27 mai à l'âge de 78 ans des suites d'un arrêt cardiaque à sa résidence de la rue Latour à Saint-Jean-sur-Richelieu et a été inhumée au Cimetière de la paroisse Saint-Athanase d'Iberville le 31 mai 1995. Après toutes ces années de durs labeurs et d'inquiétudes, mais aussi de joies et de tendresse, Dieu la ramenait à Lui afin de lui procurer un repos éternel bien mérité.

Nous ressentons tous une très grande peine et un très grand vide intérieur et extérieur depuis son départ pour cet Océan infini de félicité, dans cette demeure éternelle de la Vie après la vie. Mais nous nous consolons en pensant qu'elle est allée y rejoindre son époux bien-aimé, notre père, Oscar Raymond, et que Là-Haut ils continuent tous deux à veiller sur nous.

Le souvenir que nous garderons à tout jamais d'elle est celui d'un capitaine qui a su braver les intempéries et conduire son bateau à bon port en compagnie des huit moussaillons que nous étions alors âgés de 6 à 16 ans lors du décès de notre père, à un âge où nous étions encore tous trop jeunes pour réaliser pleinement notre perte et les sacrifices qui nous seraient demandés.

Toute sa vie, elle s'est dévouée pour ses enfants et ses petits-enfants et pour aider ou prier pour les gens de son entourage. Dans les 35 ans qui ont suivi le décès de son époux, en 1960, elle a tout fait pour s'assurer que ses enfants reçoivent une éducation convenable et restent dans le droit chemin. Nous ne lui avons pas toujours facilité la tâche, devons-nous l'avouer. «Une famille qui crie est une famille unie !». N'était-ce pas là notre devise à une certaine époque où nous n'étions qu'une bande de joyeux garnements?

Nous regardons ce que nous sommes tous devenus aujourd'hui et lui disons : «Merci... maman». Tu peux être fière de nous comme nous sommes tous fiers de toi, même si nous n'avons pas toujours su trouver les mots justes pour t'exprimer notre Amour et notre reconnaissance. Comme toutes les mères, tu as su pardonner nos erreurs ainsi que nos choix et nos orientations que tu ne pouvais pas toujours comprendre ou accepter. Tu as su nous pardonner de t'avoir parfois inquiétée plus souvent qu'à notre tour, comme nous avons su te pardonner...

Puissent ces quelques mots être le gage éternel de notre Amour et de notre reconnaissance pour tout ce qu'elle a fait pour nous. Puissent son courage, sa détermination et son dévouement nous guider à tout jamais et être une source d'inspiration pour tous ceux qui souffrent à la suite du départ d'un être cher.

Nous nous reverrons Là où il n'y a pas de ténèbres ...


Oscar, Lise, Denis, Gilles, Thérèse, Gérard, Germain, Pierrette, Johanne,
leurs enfants et leurs conjoints