À LA DOUCE MÉMOIRE DE MA CONJOINTE BIEN-AIMÉE
À LA DOUCE MÉMOIRE DE NOTRE MÈRE ET GRAND-MÈRE BIEN-AIMÉE
À LA DOUCE MÉMOIRE DE NOTRE SOEUR BIEN-AIMÉE
 

Thérèse Raymond-Calvert
(1947 - 2019)


Photo de ThereseThérèse est décédée le 19 octobre 2019 à l'âge de 72 ans.

Elle est décédée chez elle, subitement pendant son sommeil; en fait, pendant sa sieste habituelle, étendue sur son divan préféré, après le repas du midi alors que Paul, son conjoint des 45 dernières années vaquait à ses occupations autour de la maison. Il n'y a eu aucun signe avant-coureur… elle se tenait loin des médecins et des hôpitaux. Peut-être est-ce la meilleure façon de mourir? Sans doute un infarctus selon les médecins; elle n'a probablement rien ressenti, aucune souffrance, rien ! Une belle mort, quoi ? Comme on en désire sans doute tous, quand ça sera notre tour d'aller la rejoindre ?

Elle était la quatrième d'une famille de huit : 4 garçons et 4 filles. Elle a fait ses études à l'école St-Eugène et Sacré-Cœur de St-Jean, son patelin de naissance.

A la fin de ses études, elle a travaillé dans le secrétariat à la Conserverie David Lord pendant une dizaine d'années et ensuite pour le Gouvernement canadien à Sherbrooke et finalement à St-Jean ou elle a pris sa retraite en 2011 après une vingtaine d'années de loyaux services au sein de la fonction publique fédérale.

Entre-temps, le 22 décembre 1973, à l'âge de 26 ans, elle s'est dit qu'il était temps de se marier et Paul Calvert a été l'heureux élu de son cœur. Elle l'avait rencontré et connu au cours de l'été précédent. Ils avaient tous deux loué un chalet à proximité l'un de l'autre avec des ami(e)s sur l'Ile Ste-Thérèse, tout près de St-Jean.

Ce qui devait arriver… arriva. À la fin de l'été, ils auraient voulu louer un appartement et faire vie commune ensemble, le temps de mieux se connaître, mais les mœurs, à cette époque, n'étaient pas aussi permissives qu'elles le sont maintenant. Sa mère l'a mise devant un ultimatum : « Vous voulez vivre ensemble… mariez-vous! ». Ce qui fut fait quelques mois plus tard.

Petite anecdote amusante : « Quand ça va mal… ça va mal ! ». Le jour de son mariage, il y avait une grosse tempête de neige et, au moment de la conduire à l'église, son frère fait une crevaison. Le temps de trouver un autre conducteur, dans l'énervement, elle oublie ses souliers et a dû se marier vêtue de sa belle robe blanche chaussée de ses bottes d'hiver. La conclusion de l'histoire : la mariée s'est présentée en retard, au point de faire douter certains sceptiques, sauf, bien sûr, le marié.

Il n'y a rien qu'elle n'aurait pas fait pour assurer le bien-être et le bonheur de François et Anick, ses deux enfants. Ils étaient toute sa fierté. Pour elle et Paul, ses enfants et ses petits-enfants Jessyca, Marc-Éric, Florence et Pierre-Alexandre étaient leur priorité numéro un. Elle les aimait et ils le lui rendaient bien.

Elle était une femme de famille, une femme de cœur. Elle s'assurait que ses enfants ne manquent de rien. Elle aimait recevoir, elle aimait visiter la famille. Elle aimait le partage des soupers, jouer aux cartes avec ses frères et soeurs. Elle était heureuse entourée des siens. C'était pour elle du pur bonheur.

Elle était une personne vaillante et travaillante. C'était une passionnée d'activités de toutes sortes, sauf pour la pêche. C'était la passion de Paul, mais pas la sienne.

Elle était une fanatique de tennis mais ne le pratiquait pas. Elle ne manquait aucune partie télévisée.

Mais surtout et avant tout une experte avertie de mots croisés et de Scrabble. Elle allait chercher sa supergrille de mots croisés hebdomadaire tous les jeudis et travaillait sur cette grille jusqu'à ce qu'elle soit complétée. Elle possédait tous les dictionnaires imaginables pour trouver les solutions, sans parler du grand réseau d'entraide, d'amis, venant de partout dans le monde, qu'elle consultait régulièrement sur Facebook.

« On ne meurt jamais sans avoir été quelque part, un moment, utile à quelqu'un ».

Chaque vie perdue est une renaissance à un autre bonheur : celui d'avoir aimé et entouré un être cher et, surtout, celui d'avoir compris, que l'essentiel est invisible pour les yeux; on ne voit bien qu'avec le cœur.

Elle sera avec nous pour toujours. Rien sur Terre ne pourra nous en séparer… pas le temps, pas l'espace, même pas la mort !

Bon voyage très chère Thérèse… Nous nous reverrons là où il n'y a pas de ténèbres.


Paul, son conjoint. François (Marie-Pierre) et Anick, ses enfants
Jessyca, Marc-Éric, Florence et Pierre-Alexandre, ses petits-enfants

Ses parents : Oscar Raymond et Georgine Smith
Ses frères et soeurs : Lise, Denis, Gilles, Gérard, Germain, Pierrette et Johanne
leurs enfants et leurs conjointes : Una, Laure et Sylvie
Ses beaux-frères, sa belle-soeur et leurs conjoints
Ses amis,es et ex-collègues de travail